Le Cocon Sémantique Par Laurent Bourrelly

J’ai suivi la formation SEO de Laurent Bourrelly sur le cocon sémantique. On parlait déjà de cocon, de siloing, bon j’ai craqué et acheté la formation de Laurent. A moins que vous ne soyez déjà un kangourou du référencement, un SEO chevronné, allez-y sans hésiter. Que vous ayez la responsabilité du référencement de votre site ou de celui de votre boss ou même en agence Web, si vous êtes éditeur de sites Web, c’est un petit budget formation très vite amorti.

Cocon sémantique : la formation SEO

Par contre après, vous ne pourrez plus dire que vous ne savez pas. Et il va y avoir du taf…

Une formation SEO orientée pratique

Composée par modules en 9 vidéos, une formation agréable à suivre avec le sympathique Laurent qui va vous détendre, vulgarisant des concepts d’optimisation pour référencement tout en lâchant des infos concrètes. Ceux qui y cherchent les dernières techniques Back Hat SEO ou une baguette magique devront repasser. C’est plutôt White Hat vu qu’on commence par ne pas parler de Netlinking… Tout est limpide, une approche – parmi d’autres – logique, beaucoup de boulot mais des guidelines pour créer ce que j’appellerais un plan de référencement naturel dans la durée : objectifs, moyens à déployer, outils d’analyse, feuille de route, outils de suivi.

Un méthode rapide d’étude du marché

Les techniques de recherche des mots-clés et leur organisation par univers sémantiques, adjointe à la présentation d’outils d’analyse sémantique des texte et des principes de pondération vous permettront de d’avoir une méthode synthétique et simple pour arriver à l’étude de faisabilité qui permettra de définir les priorités et les moyens à mettre en oeuvre. Après vous y allez, ou pas.

WordPress, un CMS nul en SEO

Différentes architectures de sites Web pour organiser le contenu sont présentées, alors qu’on entend depuis des années que les blogs sont des fantastiques outils pour le référencement, Laurent remet la question de WordPress et du SEO à sa place : celle d’une idée reçue, 5 sur 5 d’ailleurs si vous faites une recherche un peu trop rapide sur le sujet. En cherchant plutôt les soucis voire carrément les remparts au référencement et les cul-de-sac ergonomiques que constituent les blog et WordPress en particulier, vous allez trouver des experts SEO comme Laurent et d’autres qui se sont spécialisés dans la maîtrise et l’optimisation de ce CMS et vous apporteront des solutions.

Je vous recommande à ce sujet d’aller consulter le travail de Daniel Roch et son blog SeoMix au sujet de l’optimisation d’un outil que tout le monde pense optimal from scratch, ce qui est loin d’être le cas. Et pour les plus pressés ou dubitatifs, commencer par voir son optimisation de WordPress en 15 minutes.

On peut tromper sa femme une fois mais on ne peut pas tromper Google mille fois

Les théories de la recherche d’information et l’algorithme de Google… Google est idiot, l’algorithme est idiot. Il ne comprend pas ce qu’il lit. Avec votre femme ou le fisc, il faut juste que ça paraisse toujours naturel, avec Google c’est pareil, il faut lui envoyer les bons signaux. On avait dit plutôt White Hat mais pas non plus lapereau de six semaines. Comme dans une bonne série américaine qui dépote du scénario à chaque saison ou qui disparait, on lui raconte une belle histoire au moteur. Autrement dit sans un travail permanent pour s’imprégner de ce que Google veut manger, vous écrivez pour lui et concevez des sites sans méthode solide, ce qui est moins malin que le bot qui applique les siennes.

En référencement, « c’est le plus acharné qui gagne »

Même si on pourra en récolter les fruits par le travail accompli en créant son cocon sémantique, on n’est pas sur un concept de longue traîne. On cherche les gros mots-clés. L’objectif c’est d’être dans les 3 premières positions. De sortir de la zone grise et de déboîter tous les concurrents. Evidemment va falloir enquiller du lourd derrière si vous êtes sur une requête concurrentielle et que vous ne cherchez pas à monter un site de niche avec 1000 recherches mensuelles, c’est pas pour les femmelettes.

Quoique. A partir de 1000 recherches mensuelles et des bonnes niches, le concept du cocon sémantique s’applique merveilleusement, tout doucement et avec avec des perspectives de développement de votre MFA de 10 pages si vous glissez d’une thématique à une autre dans votre univers sémantique – et là je case un lien vers un vieux billet connexe à notre sujet, à l’époque on parlait de contrôle de ses territoires sémantiques.

Comment créer son cocon sémantique ?

Comment créer son cocon sémantique ?Paraphrasant Laurent, « Qu’est-ce qui fait que ma page mérite d’être en 1ère position » ? Que recherchent mes visiteurs ? Quelle est la demande et comment signifier à Google qu’on y répond de la manière la plus pertinente selon ses critères de robot ne sachant pas lire mais expert en étude de la sémantique et de la recherche d’information ? La méthode complète de création de votre cocon est expliquée, exemple à l’appui, c’est limpide, déroulement de la feuille de route via des mindmaps répondant aux questions, par silos sémantiques, tout en fournissant une réponse au problème du not provided par une sorte de moyenne traîne programmée.

Le maillage interne, la clé du système et le gros point faible des CMS

Bon, pour ne citer que lui, on peut optimiser WordPress pour continuer à profiter de ses autre avantages : thèmes, plugins, administration collaborative facile d’accès. Mais il va falloir bien réfléchir à la structure du site en amont. Reprendre un vieux site en WP avec des posts classés par date et pléthore de catégories et de tags va devenir un tout petit peu handicapant et à ce propos on choisira peut-être d’intégrer un cocon sémantique à l’existant, par le biais des pages du CMS, ou encore avec un CMS plus flexible ou carrément en HTML statique, choix que je ne suis pas loin de partager avec Laurent, ayant commencé comme intégrateur HTML. En revanche de là à installer DreamWeaver j’ai encore du mal. 😉

Le maillage de liens intereIl y a la solution des micro-CMS optimisés SEO qu’on peut encore customiser sans s’être bouffé tout le Codex WordPress. Par exemple si vous avez des solutions de flat-file CMS à suggérer, je creuse le sujet depuis des années en customisant mes propres outils mais on tourne en rond : wiki ou wiki-like détournés plein de contraintes SEO, markup languages à la noix (pour finir en HTML…), XML, sans parler de la mode des générateurs de sites statiques qui se la jouent hermétiques comme Jekyll (désolé les admin sys) où on se fait plaisir avec des commandes unix et à réapprendre une couche de langage de template (« Code is Poetry » je sais) pour faire des bêtes pages HTML, bref.

Après le On-Site, l’optimisation On-Page

Un petit livre de recette SEO. Densité pondérée, balisage, liens internes et externes (et oui on a le droit) et même des gabarits type. C’est le deuxième gros morceau de boulot qui vous attend si vous étiez un adepte de la triplette du bourrin comme M. Jourdain et moi-même. On arrête de filer à bouffer n’importe quoi aux moteurs, on fait du sur mesure, du calibré pour son petit estomac…

Je pourrais continuer sur la stratégie de la coquille d’escargot, l’intégration du cocon, l’optimisation marketing dans les SERP ou les outils de suivi de positionnement, etc. Plutôt que de paraphraser tous ces point largement listé dans la présentation de cette formation SEO, je vais finir sur l’impression d’ouverture sur un champ de possibilités et d’opportunités laissée par ce cours de référencement.

Pourquoi je fais de la pub* ?

Pour des bonbonsIl reste de nombreux détails dont je pourrais parler mais si l’on doit retenir un point c’est probablement le choix de cette formation au format vidéo. Si vous avez le budget vous souscrirez la formule coaching ou commanderez une prestation SEO sur mesure, autrement, cette petite série de vidéos permet de faire passer de manière limpide une quantité d’informations, de trucs, de conseils et de méthodes de travail.

Là vous prenez un cours, il y a un type sympathique en face qui a de la bouteille sur le sujet et a bossé son cours pour synthétiser, vulgariser sans pour autant rester évasif, et vous livrer une formation de A à Z à mettre immédiatement en pratique. Il y a de l’expérience, de nombreux tests en réel sur différents types de clients, et il vous dit « allez-y les gars, mettez au point votre plan, bossez, testez, encore et encore jusqu’à arriver à vos objectifs« . Pas de magie, juste ce dont la plupart des autodidactes et des indépendants manque cruellement : de formateurs et de méthodologies.

Vous pouvez aussi infiltrer le sérail des référenceurs et étudier tout ce qui est écrit sur le sujet du référencement pendant dix-huit mois pour arriver peut-être à la même synthèse. S’il faut juste bosser mais qu’on s’économise une bonne part des embûches avec un moteur de recherche qui marque les sites à la culotte à la moindre erreur, quelle gain d’efficacité !..

A suivre : réflexions sur le not provided et le White Spam

(*) Je fais de la pub parce que j’ai adoré la formation et aussi pour faire mon intéressant.

Trackbacks & Pings

  1. Cocon Sémantique - Avis sur la formation de Laurent Bourelly | Flush DNS Le 21 juin 2014 à 9:08

    […] D’autres retour sur la formation sont présents chez Nicolas Augé ainsi que chez Dominique Van-Den-Abbeel […]

Commentaires

  1. Emile a écrit :

    Bah oui.. 2 jours après avoir vu la formation, je me suis pris une petite niche pas super concurrentiel quand même plus de 20 000 recherches/mois … Exit WordPress… j’ai fait du pure HTML… le jour d’après (j’ai bien dit le jour d’après :p) … mes 25 pages étaient en lignes (ne me posez pas de question concernant le contenu). 3 Bl dans 3 annuaires… 2 jours après > 6éme. Merci au revoir.

    Je prépare le projet d’après 😀

  2. Laurent Bourrelly a écrit :

    Salut Dominique,

    Merci pour ton retour.
    Cela fait super plaisir de lire que ma formation plaît car elle n’a pas été évidente à formuler.
    Bien vu pour Jekyll. C’est marrant car on m’a passé le lien ce week-end.
    Il y a aussi https://www.dokuwiki.org/ qui m’a l’air d’être une alternative intéressante.

    Encore merci, en espérant que tes cocons éclosent bientôt partout en tête des SERPs 😉

  3. Jérôme a écrit :

    Je suis plutôt du même avis que toi. Tu as bien résumé la formation 😀

    Oh Emile, 20k recherches par mois c’est déjà pas mal. Puis, être positionné en top page en moins d’une semaine avec 25 pages, chapeau. Je veux voir ^^

    J’ai aussi pris le pas et j’ai modifié l’architecture de mon site lors de sa refonte d’il y a 2 jours. Laurent est inspirant 😉

  4. Magicyoyo a écrit :

    Le CMS « flat file » que j’utilise régulièrement c’est GetSimple. Super propre et facile à utiliser.

  5. D.VDA a écrit :

    Salut à tous,

    @Emile, je ne sais pas si le cocon sémantique est l’arme fatale du SEO mais c’est l’AK-47 du site (MFA ?) de niche.

    @Jérôme, en effet la formation n’est pas limitative à son application de A à Z, je fais pas mal de tests sur de l’existant pour voir l’impact de tel ou tel aspect.

    @Laurent, merci de ton passage, je pense que ta formation vidéo accessible à un grand nombre, qu’on peut re-visionner à l’envie et surtout son contenu « activable » (ça existe côté US ?) a ouvert une brèche…

    Concernant les wiki j’en ai testé un tas et ai lâché l’affaire, ça n’est pas fait pour : aspect collaboratif à annihiler, notions de Namepage/NameSpace tordu à la place de dossiers/fichiers ou syntaxe wiki dont je ne vois pas l’intérêt (écrire ===== Titre ===== à la place de H1…).

    En revanche les flat-file CMS oui. 😉

    @Lionel, avec le boulot que m’a donné la formation de Laurent je crois que je vais reprendre une licence Falcon, j’avais arrêté SeeUrank en 2013 mais je crois que les outils de Yooda deviennent incontournables avec le volume…

    Sur les flat-file CMS, je ne sais plus pourquoi j’avais écarté GetSimple qui semble pas mal, du coup je vais peut-être l’étudier de plus près. Il y a aussi Pico mais on n’écrit pas direct en HTML et ça semble plus orienté pureté du code que simplicité+efficacité. Ca m’a conduit a utiliser gpEasy pour le moment, surtout parce qu’il gère le multi-sites. Peut-être regarder à nouveau du côté de PlumXML dont j’utilise une version un peu bugguée de 2007 quelque part mais dont le développement parait mature.

  6. Laurent Bourrelly a écrit :

    PlumXML j’ai testé il n’y a pas longtemps et le potentiel existe.
    Après, ce n’est pas encore la solution ultime amha.
    Tu as raison pour le côté lourdingue de la syntaxe Wiki, mais l’infrastructure se prête plus au rôle de glissement sémantique.
    A ma connaissance, le cocon sémantique n’a pas été formalisé tel que je le présente aux USA.
    En tout cas, je n’ai pas croisé ailleurs ma manière d’avoir affiné le concept du point de vue actionnable aussi loin.

  7. Dominique a écrit :

    Bon alors je vais plancher à nouveau sur dokuwiki et chuwiki.

    Pour ce qui est de tes vidéos, la forme et le contenu sont vraiment innovants. Actionnable comme un TP et surtout qu’on peut voir et revoir. Moi je comprends vite mais il faut m’expliquer longuement.

  8. Korleon a écrit :

    Super retour de la formation, bravo à Laurent, et vive le CS.

  9. Dominique a écrit :

    Waou, super le commentaire Julien à la chasse au BL, t’es en forme. 😉

  10. Dadoo a écrit :

    Très bon retour sur la formation que je suis en train de regarder actuellement :o))

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